Le système respiratoire : comment ça fonctionne ?

Publié le 16 juin 2022, par Anne

De nombreuses pathologies peuvent atteindre le système respiratoire du cheval. Certains points sont donc essentiels pour le protéger. Afin d’éviter les atteintes graves de l’appareil respiratoire, il convient de connaître son fonctionnement.

INFORMATIONS GÉNÉRALES

L’appareil respiratoire du cheval commence par une partie extra-thoracique. Il inspire à travers les naseaux, par lesquels l’air entre. Ceux-ci sont assez petits chez le cheval. Il ne respire que par le nez, l’air n’a pas la possibilité de circuler par la bouche, contrairement à nous. Il est donc important que ces voies soient bien dégagées. Certains chevaux de sport sont dotés de strips pour ouvrir un peu plus les narines et permettre à un flux d’air plus important d’entrer, pour concourir dans les meilleures conditions.

Les voies respiratoires continuent ensuite avec les sinus, qui se situent en haut du nez. L’air part alors dans le pharynx, puis le larynx. Ceux-ci ont une anatomie particulière. Ils se composent d’une épiglotte, dont le rôle est de filtrer l’air et la nourriture, et du voile du palais, sorte de clapet empêchant la nourriture de remonter dans les naseaux. Arrive alors la partie intra-thoracique de son appareil respiratoire. L’air passe dans la trachée, pour enfin arriver aux poumons et être diffusé par le sang (cf article « Le système cardio-vasculaire : comment ça fonctionne?« ).

 

LES ATTEINTES DU SYSTÈME RESPIRATOIRE

Il existe différentes bactéries et virus pouvant atteindre le système respiratoire du cheval. Le plus souvent, des bactéries peuvent atteindre les jeunes chevaux, comme la gourme. Cette maladie a une période d’incubation de trois à sept jours et peut provoquer de grosses fatigues, de la fièvre, de l’anorexie ou encore une rhinite, voire même une pharyngite. Elle est extrêmement contagieuse mais se soigne bien.

L’appareil respiratoire du cheval peut également être atteint par des maladies virales. La grippe et la rhinopneumonie sont les plus fréquentes. Elles peuvent provoquer des pathologies respiratoires sévères et sont très contagieuses. Le vaccin contre la grippe est obligatoire pour les chevaux de course et de sport. Le vaccin contre la rhinopneumonie tend à devenir obligatoire également, notamment pour les chevaux sortant en épreuves SHF cette année. Le but est de limiter au maximum la prolifération des épidémies multiples rencontrées ces dernières années en France, entrainant l’arrêt des concours et la contamination de nombreux équidés.

LA PROTECTION

L’appareil respiratoire du cheval est sujet à de nombreuses pathologies. La toux est souvent très fréquente, et peut avoir des origines différentes.

L’hygiène des écuries est un point essentiel. Les excès de poussière, de toiles d’araignée, peuvent être allergisants. Les boxes pas assez propres peuvent être toxiques, notamment sur du copeau, car l’urine produit de l’ammoniaque, substance très irritante pour les voies respiratoires.

Il est aussi important d’aérer correctement. L’idéal pour protéger le cheval est de le sortir du boxe lors du nettoyage pour éviter qu’il ne respire de la poussière de foin ou de paille. La qualité du fourrage est très importante. Le cheval a le nez au sol une grande partie de la journée. Selon le système de nourrissage, il mange le foin par terre, c’est un endroit où la concentration de poussière est forte. Il existe aujourd’hui de nombreuses solutions pour nettoyer le foin, ils permettent de le mouiller pour limiter la poussière et les allergènes.

En cas de suspicion de maladie virale ou autres atteintes du système respiratoire, il convient toujours de privilégier un avis vétérinaire en priorité et de prendre les mesures nécessaires pour le confort du cheval et de ses congénères.

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Mathilde Jager

Article réalisé avec la collaboration du docteur vétérinaire Du Mesnil et de l’IFCE