Préparation physique du cavalier et impact sur le cheval – Partie 2 : la mise en application

Publié le 16 juin 2022, par Anne

Chez Rylife, nous avons à cœur d’étudier le physique et la santé du cheval. Cependant, cela passe aussi par le bien-être du cavalier. Nous nous sommes intéressés à ce sujet en compagnie de Maxime Livio et Roger-Yves Bost. Dans un premier article, nous avons observé l’évolution de cette prise de conscience chez les cavaliers de haut niveau. Voyons maintenant comment le mettre en application au quotidien. (article 2/2)

Dans la première partie de ce sujet, nous avons pu constater l’évolution de la prise de conscience des cavaliers à propos de leur préparation physique. Mais nous souhaitions aller plus loin et s’intéresser à sa mise en application concrète. Entrez en immersion dans le quotidien des cavaliers de haut niveau et apprenez des meilleurs grâce à ces points essentiels dans leur préparation physique.

 

FAIRE ATTENTION À SA POSITION

Pour Maxime Livio, tout commence par la mise en selle. « Tous les mois de janvier, j’enlève les étriers de toutes mes selles, sauf pour sauter ou pour les très jeunes chevaux. Cela me remet toujours un bon niveau de position et permet, quand on remet les étriers, d’avoir une solidité importante et durable. » Trot enlevé, trot assis, galop, tout y passe ! Et le complétiste raconte même refaire des séances sans étrier à l’approche de grosses compétitions.

 

LA ROUTINE SPORTIVE

Rogez-Yves Bost prend soin de lui de différentes manières : « Je marche beaucoup. Avant je courais, mais j’ai eu quelques blessures donc maintenant j’essaie de faire 5-6km par jour minimum. Je fais aussi du sport une fois par semaine avec un coach. Il m’aide notamment à faire des abdos que j’ai du mal à faire seul (rires) et d’autres exercices comme le gainage ou les étirements. »

Maxime Livio, quant à lui, a trouvé une nouvelle discipline qui l’intéresse : le yoga. Il explique : « J’ai l’impression que dans l’apprentissage de la respiration, la souplesse et la coordination de son corps c’est vraiment intéressant. Ça se rapproche de la qualité dont on a besoin pour monter à cheval. » Le complétiste impose également à ses élèves de sports études une séance avec un préparateur physique par semaine. Ils travaillent ainsi le cardio, le gainage ou encore la coordination.

 

LE RÉGIME ALIMENTAIRE 

Bosty dit simplement faire attention à « ne pas trop manger de cochonneries ». Pour Maxime Livio, cela va plus loin. « Je me suis renseigné, et le régime qui correspond le plus est celui des cyclistes. Ils ont besoin d’être très légers, avec des muscles très longs mais pas imposants. Ils ont aussi besoin d’être endurants. Même la façon dont ils se nourrissent pendant une course m’aide à tenir pendant des après-midi de cross où j’enchaîne quatre ou cinq chevaux. Il y a des manières de se nourrir pour donner des sucres rapides au corps sans prendre de poids. Une façon de remettre de l’essence dans le moteur. »

 

LA RÉCUPÉRATION

Maxime Livio prend soin de s’étirer également tous les soirs, à froid, entre une heure et une heure et demie. « C’est important parce que je monte beaucoup de chevaux et les raideurs musculaires impactent directement notre fonctionnement et donc notre lien avec le cheval. » Tous les lundis, le cavalier de 34 ans voit également un kiné-masseur pour l’aider à faire attention au fonctionnement général de son corps, et un ostéopathe une fois par mois.

Pour Roger-Yves, les séances d’ostéopathie sont moins régulières. Il explique : « Je le vois de temps en temps mais je ne le fais pas assez. On a tendance à prendre rendez-vous quand on a mal mais pas assez en prévention, on pourrait être meilleur là-dessus ! » Cependant, le cavalier prend soin de faire des assouplissements, notamment pour faire attention à ses abducteurs. « Plus jeune, on n’a peur de rien ! Mais à partir de 35 ans, on se rend compte qu’on a besoin d’un peu d’aide, de faire des pompes, des étirements… Et à la fin, on s’aperçoit qu’on est plus en forme. »

Le cavalier de CSO conclue : « Cette prise de conscience continue d’évoluer. Les besoins sont différents. Les gens se sentent mieux. Même dans la vie de tous les jours, il y a de plus en plus de personnes qui font du sport. Les gens sont plus conscients de leur corps, et dans le milieu des sports équestres également. »

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Mathilde Jager